L'Usine de Bétel

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Arts

lundi 13 août 2007

Avec nous contre le Hip-Hop

Photographie prise récemment au cours Alsace Lorraine de Bordeaux

Les élections passées, il y en a qui doivent s'emmerder ferme cet été.

...

Allez, on se détend, on lâche ses autocollants et on écoute la petite sélection hip-hop que je vous ai concocté :

jeudi 26 avril 2007

Offrez vous des fleurs

Seul un sujet grave pouvait me faire sortir de mon silence ;-)

"Marchander sa liberté contre de la sécurité, c'est un pacte diabolique. Une fois la transaction signée, on n'a plus ni liberté ni sécurité."

Gerry Spence, avocat américain.

Le dimanche 6 mai, il aurait été très confortable de n'avoir à faire qu'un choix politique : les français de gauche vote à gauche, les français de droite à droite, les éternels indécis pour eux. Chaque camp ayant évidemment sa noblesse et sa part de vérité.

Cependant, il apparaît que la personnalité et une frange des idées du candidat de la droite, Nicolas Sarkozy, bouscule la donne.

Tout au long des 5 dernières années, ils nous a prouvé qu'il est porteur d'une idéologie violente et réactionnaire. Une idéologie où la brutalité est privilégiée pour résoudre les problèmes, où le népotisme est la norme, la corruption des journalistes une stratégie, la connivence avec les grands industriels une réalité, les mensonges et la mauvaise foi une habitude !

Dans ses actes et son discours, on perçoit aisément une négation de la séparation des pouvoirs, une conception du travail archaïque considérant la souffrance comme une rédemption, un goût de l'intimidation et de la menace, ainsi qu'un mépris scandaleux pour le dialogue et la démocratie.

Donc, voter pour la candidate du PS est le choix naturel des français de gauche mais il devrait être aussi le choix conjoncturel des français de droite et des indécis qui, de par leur humanisme chrétien ou laïque, refusent de voir notre République souillée par l'extrémisme de cette droite dite "décomplexée".

Soyez en paix avec vous même et vos convictions.

  • Choisissez la liberté.
  • Choisissez l'égalité.
  • Choisissez la fraternité.

Choisissez un président digne de la France. Votez Ségolène Royal.

dimanche 3 septembre 2006

Oublier le sludge

Le sludge est cette musique étonnante qui, si on se réfère aux expériences que nous offrent les concerts des excellents Monarch, consiste à jouer du metal le plus lentement possible afin de plonger l'auditoire dans un état de transe.
Ce traitement extrème d'une musique déjà extrème a longtemps formé pour moi l'un des rares horizons indépassables de la musique contemporaine, j'ai découvert récemment mon erreur en apprenant l'existence du projet Organ2/ASLSP

Ce projet consiste en l'éxécution du court morceau Organ2 du compositeur américain John Cage, une exécution si lente qu'elle durera 639 années !
Voici la musique idéale pour agrémenter la lecture du livre de Carl Honoré ou pour jouer au go (parceque le go est lent, hé hé).

mardi 28 mars 2006

The Quest for Kalevala

Suicide d'Aino

Dans une vie universitaire rythmée par les calculs de taux d'intérêt, les analyses sectorielles, les plans d'affaires et la laborieuse rédaction de mon mémoire, la préparation d'une présentation sur le Kalevala m'a permis de me détendre un peu.

Le Kalevala est l'épopée mythique des finlandais, un recueil rédigé au XIXème siècle qui compile des chants traditionels de Carélie. Bien que difficile à lire, c'est une oeuvre sympathique qui contient une cosmogonie originale, des héros charismatiques, des femmes belles mais fourbes (hé hé), de la magie dévastatrice et des monstres gigantesques. Elle raconte l'histoire de trois héros qui se disputent une femme d'abord, puis qui partent en guerre contre la mère de celle-ci pour acquérir le Sampo, un artefact qui garantit la prospérité.

J'ai mis en ligne le support de la présentation (préparée avec Line et Cyrille) pour que vous pouvez vous faire une idée (attention, la qualité des images a été réduite de moitié pour faire tenir le fichier dans 775ko).

Quand j'aurai fini de lire Andersen, que je me serai replongé dans Grimm et Irving, que je tenterai une cinquième fois de décrypter les Neuf Petits Hommes et que Camille m'aura enseigné les contes gascons, j'aurai appris tellement de belles histoires que, c'est bon, je pourrai avoir des enfants (enfin, pas trop tôt tout de même).

jeudi 19 janvier 2006

Finlandia

A combien de degrès celcius faut-il que la température descende pour atteindre le zéro absolu ? Je l'ignore mais je présume que ce n'est pas loin de 32 degrès au dessous de zéro.
Car moins 32, c'est la température qu'il fait ici, à Helsinki, depuis le début de la semaine et j'ai du mal à en imaginer de plus basses. Oh bien sûr, si on se contente de se fier aux prévisions météorologiques, on pourrait croire qu'il ne fait "que" moins 22 degrès, mais les finlandais ont l'habitude, ils savent que les thermomètres sont à l'abri du vent, bien au chaud dans des petites boîtes, alors que le vent souffle et nous fouette. Il faut toujours retirer dix degrès aux prévisions.
Il fait froid. J'ai d'ailleurs tenté de profiter d'un long trajet en bus pour écrire ce billet mais le froid avait gelé l'encre de mes stylos. Il fait si froid. Même les gourous locaux grelottent.

Hier soir, Jurgen et moi avons décidé d'aller nous réchauffer dans le Finlandiatalo où se produisait des concerts de grande musique (je n'ose plus dire "musique classique" depuis que j'ai bachoté les pages consacrées de Wikipedia). Moi qui ai plus l'habitude d'écouter les Gravediggaz ou les Libertines, j'ai été agréablement surpris par l'une des deux représentations.

Plus qu'un concert, j'ai vu une lutte. Une lutte violente et à l'issue tragique qui fut mise en scène en trois actes, comme le veux le canon dramatique : le Lac Enchanté de Ljadov, le second Piano Concerto de Prokofjev et le Sacre du Printemps de Stravinsky, soit trois oeuvres de trois compositeurs modernes russes.

Après une introduction très classique où l'orchestre joue une musique dont la beauté peine à cacher l'ennui, la pianiste arrive et commence à jouer Ljadov seule. Le jeu est étrange, il fait part belle aux dissonances, le rythme est boiteux et le malaise est palpable. Je me suis à ce moment amusé de penser qu'il n'y a pas beaucoup de différences entre le jeu de cette pianiste reconnue et mes délires alcoolisés de fin de soirée sur le piano d'Irri Churi.
Mais j'ai tiré cette conclusion trop vite car l'orchestre sort soudain de son silence et couvre le piano. A ce moment, miracle! chacune des excentricités de la pianiste est comblée par le jeu de l'orchestre.

On peut à se moment croire que, sous la contrainte de l'orchestre, la pianiste s'est pliée aux règles et s'est mis à jouer normalement; et bien ce n'est pas du tout le cas, elle continue même à s'enfoncer dans sa transe, frappant le piano puis le caressant jusqu'à sembler s'affaler sur le clavier, tout ceci en balançant frénétiquement sa tête. Un moment furieuse, un moment docile, Elizabeth Leonskaja incarne la folie irruptrice dans la mécanique huilée de la musique de l'orchestre.

L'illusion d'une domestication de la pianiste est en fait dû aux efforts déployés par celui-ci pour gommer la folie, et ce mariage improbable de la dissonance et de son refus est d'une grande beauté, si bien qu'á la fin de chaque acte, la pianiste semble vaciller et adouci son jeu comme pour déclarer forfait devant l'évidence. Un moment de silence, le public retient son souffle, et la lutte reprend de plus belle à l'acte suivant, le moment culminant étant le Stravinski.

Le troisième acte s'achève dans une déflagration sonore et la pianiste, vaincue, quitte la scène. Mais le public, de la même facon que les spectateurs de combats de gladiateurs levaient le pouce, l'acclame. Elle revint, s'asseillit sur le piano et joua seule un court morceau très mélodique. Cette solitude, ce classicisme, cette symétrie avec le morceau introductif offrent ainsi l'illustration de la tragique défaite de la folie.
Oui, les forces conservatrices avaient gagné. Oui, l'ennui était revenu. Et il ne nous restait plus qu'à quitter la salle.

mardi 10 janvier 2006

gerié é nouar

Ecce homo

Si G.E.D. était né quarante ans plus tard, voici ce qu'il aurait pu écrire :

Car 7 éclatemen genéziaqu ki s'aparent, par sons lyrism gerié è nouar, @ tablo syncrétiqu é épiqu d tte les f0rmes d' martyres, reflète l'estétiqu dun téatr don lè "idé (...) st tte d'0rdre kosmikes". En efé, t0u sela tien 1contestablemen dla reprézantation mystag0jiqu ki vize à ateindr un trancendans, à s'apr0prié la p8Sanse demiurjiqu d cet trancendans.

Et bien, nous l'avons échappé belle !

Version originale - Dictionnaire français/SMS

mardi 22 novembre 2005

Down on the street

J'avais d'abord pensé à la bien nommée Down on the Street des Stooges pour m'accompagner mais j'ai renoncé. Elle est trop courte. Et surtout trop nerveuse. Je lui ai préférée The Murdery Misery du Velvet Underground et je n'ai pas regretté mon revirement. Ses huits folles minutes stéréophonqiues ont été le véhicule rêvé pour la transe que je recherchais.

Je désepérais de trouver un endroit enchanteur à Helsinki, même après avoir traversé la ville de long en large.
Il y a bien la mystérieuse tour noire mais sa beauté s'estompe au fur et à mesure qu'on s'y approche. Il y a aussi une belle usine me rappelant Seegmuller mais il semble impossible de s'y approcher.
En fait, à Helsinki, il ne faut pas s'intéresser aux formes mais à la lumière. J'ai compris cela très récemment et ce fut, si vous permettez l'expression, l'illumination.

Ma cible repérée, j'attendis donc l'heure propice et me rendis sur place pour prendre mes photos. Je ne pense pas qu'elles aient fait honneur au spectacle auquel j'ai assisté (à quand une lentille aussi fine que l'oeil humain ?) mais elles me plaisent et je veux les partager avec vous.

Voic donc ma gallerie :

  • les six premières photos ont été prises tôt ce matin à Ida, ma résidence. On peut y voir mon immeuble, ma rue et mon arrêt de bus.
  • les six photos suivantes ont été prises ce soir (enfin, à 16 heures) durant le crépuscule à la gare de Pasila

Je profite de cette occasion pour vous rappeller que deux galleries ont été ajoutées ces dernières semaines sans que je les annonce sur le carnet :

lundi 21 novembre 2005

Mieux que le jogging

J'ai découvert, via les commentaires du carnet de Gina, qu'un projet très intéressant se monte à Lyon.

Il s'agit d'une partie de Pac-Man grandeur nature, où l'écran est remplacé par un quartier de la ville et les personnages sont incarnés par des humains déguisés.
Je vous laisse imaginer le spectacle : un mec en jaune courant comme un dératé dans les rues pour collecter des points, poursuivi par quatre fantômes en mousse voulant le "manger". J'adore.

Pac-Man, je le rappelle pour C.P., est l'un des meilleurs jeux-vidéos jamais sortis. Il est d'ailleurs dans mon panthéon aux côté de Bubble Bobble, Mario Bros. (le vrai, hein, pas Super Mario) et bien-sûr Puyo Puyo, même si je ne suis jamais parvenu à dépasser le niveau 6 (sur 256 !).

Le projet est d'autant plus intéressant qu'il a pour conséquence le développement d'un logiciel libre permettant l'organisation de parties. Oh ! Mais alors, pourquoi pas un pacman@Stras ? Ou un pacman@Hel ?

Cependant, une question me taraude : les joueurs jouant les fantômes devront-ils se conformer aux personnalités de ceux-ci ? Car je me verrai bien jouer le rôle du déconcertant Inky, le fantôme bleu si imprévisible... et dans pacman@Bayonne, qui jouera le rôle du fantome rouge ?

vendredi 4 novembre 2005

Gojira

Je vous propose de revenir sept ans en arrière même si mes souvenirs sont flous. Petit Pierre a 15 ans, il écoute du grunge, aime Trainspotting et essaye de déchiffrer Régis Debray. Mais ce que Pierre préfère par dessus tout, c'est écumer les MJC et les fêtes de villages à la recheche du grand frisson musical.

On est à l'aube de 1999 et le métal est alors la musique favorite des adolescents basques. La scène bayonnaise est dominée par les jeunes Trunk et Gozilla (qui deviendra Gojira) et Knaklown commence à répéter dans le quartier des arènes. Un concert par week-end, plein de petits groupes, c'était vraiment grisant.

Sept ans après, des milliers d'heures d'écoute de Lee Perry avaient eu raison de mon engouement et j'avais oublié tous ces groupes. Je pensais qu'il en était de même pour le reste du monde car durant cette période la malédiction du punk à roulettes s'était abattue sur la côte : les skatteurs et leurs groupes éphémères, souvent sympatiques mais rarement originaux, avaient alors envahit les tremplins et les MJC.

Septembre 2005 : une affiche attire mon attention dans le métro parisien. Gojira en concert à Paris à l'Elysée Montmartre. Je ne put tout d'abord en croire mes yeux. Pourtant, des indices avaient annoncé l'évènement : des articles enthousiastes dans la presse locale, un impressionant concert landais au printemps 2003 (Nadège s'en rappelle), suivi d'une classieuse distribution de disque, un concert à Strasbourg en 2004 auquel je n'ai pas assisté... tout ça ressemblait bien à une montée en puissance.

L'Élysée Montmartre donc... et bien, le petit groupe qui faisait pogoter petit Pierre à Balichon est devenu grand.
Félicitations.

mardi 20 septembre 2005

Devinette

The Way of Samurai

Qui suis-je ?

Le gagnant aura droit à une photo dédicacée (qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour avoir enfin des commentaires sur son carnet ;-) )

Mise à jour du 21 septembre : il faut deviner un personnage de fiction.